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de france

Les nuits, plus douces que les jours,
Ont enchanté des yeux sans nombre ;
Les étoiles brillent toujours
Et les yeux se sont remplis d’ombres.
 
Ah ! qu’ils aient perdu le regard.
Non ! non ! cela n’est pas possible.
Ils se sont tournés quelque part
Vers ce qu’on nomme l’Invisible.
 
Et comme les astres penchants,
Nous quittent, mais au ciel demeurent.
Les prunelles ont leurs couchants,
Mais il n’est pas vrai qu’elles meurent.
 
Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux.
Ouverts à quelque immense aurore.
De l’autre côté des tombeaux,
Les yeux qu’on ferme voient encore.