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la chronique

politique secondaire ; celles de 1903, au contraire, recouvrent, consacrent ou préparent une série d’événements dont les conséquences influeront sur les destinées de l’Europe entière. La première — et certes la plus inattendue — fut exécutée par le roi d’Angleterre.

L’impuissance des anglophobes.

Édouard vii s’était mis en route au début du printemps avec des desseins arrêtés mais inconnus du public ; il se dirigea vers Lisbonne, puis vers Rome et revint par la France. C’est au cours de son voyage que cette troisième étape fit l’objet d’une communication officielle à la presse. On s’attendait bien à ce que le roi cherchât l’occasion d’une entrevue avec le président de la République ; mais il s’était si souvent, comme prince de Galles, attardé sur le littoral méditerranéen, que les regards se fixaient de préférence sur cette portion du territoire français ; et d’autant mieux que, vers la même époque, M. Loubet devait accomplir le voyage en Algérie et en Tunisie dont nous parlerons plus loin et qui l’amènerait à passer par