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la chronique

en France, à ouvrir des négociations confidentielles avec les autres puissances en vue d’une action d’ensemble contre l’Allemagne ? Non, n’est-ce pas ? Alors à quoi bon s’en donner les apparences ? À l’heure où l’isolement de l’Allemagne devenait préoccupant était-il sage de faire un geste de menace propre à la rendre sensible à tous les regards ? C’est qu’en effet, Guillaume ii, même relevant de maladie et sous le coup d’une rechute possible, n’est pas homme à s’abandonner ni à laisser flotter les rênes qu’il tient en mains. Il ne saurait se résigner à une situation qui diminue l’Allemagne par rapport à ce qu’elle était il y a seulement trois ou quatre ans ; et peu importe que cette diminution soit plus apparente que réelle ; aux yeux du monde, elle est ce qu’elle paraît être.

Le plan impérial.

Avec cette rapidité, et cet esprit de décision qui le distinguent, l’empereur d’Allemagne a vu tout de suite ce que l’on pouvait et ce que l’on ne pouvait pas tenter. Rien à faire du côté de l’Italie ni du côté de l’Angleterre. C’est sur la