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de france

contrat essentiellement civil et non religieux ; elle n’est pourtant pas révocable. En Italie du reste — et ailleurs — le code civil s’est maintenu sans que le divorce ait paru jusqu’ici en devoir être la conséquence.

Les législateurs de 1804 (et on ne saurait leur en faire un crime) n’avaient nullement prévu les grandes agglomérations citadines qui allaient se former, non plus que les déplacements perpétuels de population qu’allait provoquer la facilité croissante des transports. Il en résulte que les formalités dont ils ont entouré le mariage civil, déjà imprudemment compliquées pour le temps où on les stipula, sont devenues aujourd’hui presque criminelles. Elles constituent un obstacle parfois quasi-infranchissable et ont largement développé les unions irrégulières. Exiger des futurs conjoints, même âgés de 50 ans et plus, qu’ils apportent le consentement écrit de leurs parents ou produisent leurs actes de décès équivaut à décourager des travailleurs parfois transplantés loin du pays natal et isolés d’avec leurs proches depuis des années. Une loi votée en 1896 par le parlement français a apporté à ce déplorable état de choses d’heureuses mais tardives améliorations. Il faudrait aller plus