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la chronique

temps arrêté et que, depuis plus longtemps encore, l’idée en a été lancée dans le public.

La genèse du Transsaharien.

Le premier qui l’ait nettement formulée fut un officier, le commandant (depuis général) Hanoteau. Il souhaitait de voir un jour « la vapeur, reliant Alger à Tombouctou, mettre les tropiques à six journées de Paris ». On peut toujours émettre des vœux ; cela ne coûte rien. Mais quand un vœu est formulé avec cette précision-là il relève presque du prophétisme et force à ranger son auteur dans la catégorie des précurseurs. Pour avoir écrit ces lignes en 1859, le commandant Hanoteau mérite qu’on n’oublie point de le citer. Il serait également injuste d’oublier le vaillant explorateur Soleillet qui, chargé en 1874 d’une mission au Touat par la Chambre de commerce d’Alger, préconisa vainement la construction d’un chemin de fer à travers le Sahara. En 1878 enfin parut le grand ouvrage de l’ingénieur Duponchel lequel, tablant sur les données si précises et si précieuses relatées dans les ouvrages de l’admirable explorateur allemand Barth (1850-55), recommandait le Transsa-