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la chronique

sociologues de l’avenir. Il s’appliqua avec une conscience extrême à fixer les différents chaînons qui relient les uns aux autres les faits principaux d’où dérivent ensuite les faits secondaires. On ne saurait dire qu’il ait réussi. Le tableau dressé par lui peut tout au plus servir à reviser une étude déjà presque achevée pour s’assurer qu’on n’a rien omis d’important, qu’aucun « chapitre » essentiel n’a été sauté ; mais à le prendre comme un classeur dans les cases duquel doivent s’introduire bien régulièrement toutes les données recueillies par l’enquêteur, celui-ci risque de rédiger un travail non seulement aride et infécond mais pouvant autoriser des déductions inexactes et trompeuses. Quant à M. Demolins, l’écrivain bien connu, on ne saurait lui marchander la sympathie. Auteur d’une remarquable Histoire de France malheureusement trop peu connue et dans laquelle les aspects sociaux se trouvent mis en relief avec une rare vigueur, il a donné depuis lors au public des ouvrages dont quelques-uns ont été l’objet de retentissantes discussions. Son essai sur les Grandes routes des peuples par exemple, a toutes les beautés et tous les défauts inhérents au talent si personnel de l’auteur. M. Demo-