Page:Pierre de Coubertin - L’Éducation anglaise en France, 1889.djvu/42

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
22
à l’école monge

docteur Rochard, de l’Académie de médecine, et M. Claude Lafontaine, bientôt rejoints par leurs collègues venus constater de visu les résultats du nouveau système et assister, suivant l’heureuse expression d’un chroniqueur qui les accompagnait, à une « classe sur l’herbe ». La classe comprenait un exercice hippique, des conférences en action sur la manière de jouer au cricket, une manipulation… de vélocipède et une concertation de canotage. Un vieil inspecteur bougon eût haussé les épaules à la pensée que des hommes graves ornés de rosettes et d’expérience pouvaient s’intéresser à de pareilles balivernes et venir examiner les enfants sur des matières aussi peu importantes : mais ce jour-là il eût été certainement seul de son avis.

Les manèges du Jardin d’Acclimatation, un petit et un grand réunis par une seule tribune, ne sont pas en moindre désaccord avec les traditions : nulle odeur de fumier n’imprègne l’atmosphère, les écuyers parlent un langage choisi, les garçons d’écurie sont bien tenus et, chose incroyable, on accède aux tribunes par un ravissant porche orné de jardinières et de plantes grimpantes ; en haut, des fauteuils confortables, une table couverte de journaux et de revues ; en bas, des lavabos et des cabinets de toilette Peut-on vraiment apprendre à monter à cheval dans une pareille Capoue ? Devant