Page:Pierre de Coubertin - Universités transatlantiques, 1890.djvu/100

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IV

Le dimanche, à Boston, est silencieux et reposant comme à Londres. Les repas sont simplifiés, les chevaux restent à l’écurie ; je pense que les bars s’ouvrent aussi par derrière ; néanmoins on ne s’ennuie pas autant. Il y a le St Botolph qui donne des quatuors dans l’après-midi. Il y a aussi le temple spirite dont les meetings sont éminemment joyeux : la bâtisse est immense ; au fond d’une salle remplie de fauteuils rembourrés, un orgue se dresse rayonnant ; les fenêtres sont teintées de rouge et de rose ; des reflets d’autre monde se jouent sur les visages ; des figures d’esprits apparaissent dans les fresques indistinctes ; trois douairières sommeillent doucement ; un vieux monsieur ricane avec son voisin. Quelques femmes