Page:Pierre de Coubertin - Universités transatlantiques, 1890.djvu/62

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autour de new york.

ce petit hôtel ? C’est invraisemblable ! le latin ne prend pas sur ces murs couverts de papier à fleurs, sous ces plafonds à rosaces ! Ils viennent remettre leurs devoirs et recevoir des semonces dans ce délicieux cabinet de travail où le Dr White siège en complet gris devant un bureau Louis xvi ?

… Eh bien, pourquoi pas ? après tout ! Et faut-il que nous soyons assez routiniers pour préjuger d’une éducation par le cadre qui l’entoure ! Vous me direz que ce n’est pas l’élégance, mais la petitesse du cadre qui choque. Une école doit être vaste, avec des pièces de grandes dimensions, où l’air et le jour se trouvent bien à leur aise ! Cela vaut mieux, j’en demeure d’accord. Mais le Berkeley est un externat : 8 élèves seulement sont internes ; tous les autres arrivent à neuf heures le matin, après avoir déjeuné, et leurs classes, interrompues seulement une demi-heure à midi, pour un léger lunch, cessent à 2 h. 50. Le samedi, ils ne viennent pas du tout ; chaque jour ils emportent des devoirs à faire chez eux.

Pour un tel régime, c’est beaucoup de payer 2 000 francs par an (les internes payent de 5 000