Page:Pierre de Coubertin - Universités transatlantiques, 1890.djvu/82

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I

Avez-vous, remarqué parfois, dans nos chemins de fer, ces femmes aimables et sémillantes qui viennent occuper dans un compartiment déjà habité la place voisine de la vôtre ? D’un sourire, elles vous remercient parce que vous vous effacez poliment, et ce sourire semble marquer qu’elles se trouvent très à l’aise et n’ont pas besoin de plus d’espace. Puis, peu à peu, elles empiètent sur leurs voisins : celui de droite est envahi par des châles ; celui de gauche disparaît sous des journaux et celui d’en face loge deux ou trois sacs sur ses genoux, et personne ne se plaint, parce que l’encombrante visiteuse est jolie et qu’elle continue de sourire.