Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/141

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tat obtenu dans la première partie s’aperçoit mieux ; et comme il est dans la nature des principes d’être plus généraux que la conséquence à laquelle ils doivent mener, les deux dernières parties du Gorgias ne peuvent démontrer la première, que précisément à condition de la surpasser en généralité, en grandeur et en intérêt ; de là l’illusion de Schleiermacher et d’Olympiodore. Socrate engage la discussion avec Gorgias sur la rhétorique, qu’il traite sévèrement. Gorgias la défend et se défend lui-même avec la finesse et la mesure que lui attribue l’histoire ; mais comme il est âgé, qu’il est étranger à Athènes, et y remplit Une mission diplomatique, il ne se livre à la discussion qu’avec une certaine réserve ; et quand elle entre dans le fond des choses, il cède la parole à son disciple Polus, jeune homme plus propre à soutenir une discussion un peu vive. Or, pour traiter à fond la question de la rhétorique, il faut avoir résolu celle du juste et de l’injuste,