Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/272

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.



POLUS.

Je n’en connais point.


SOCRATE.

N’appelles-tu pas belles de même toutes les autres choses, soit figures, soit couleurs, pour le plaisir ou l’utilité qui en revient, ou pour l’un et l’autre à-la-fois ?


POLUS.

Oui.


SOCRATE.

N’en est-il pas ainsi des sons, et de tout ce qui appartient à la musique ?


POLUS.

Oui.


SOCRATE.

Pareillement, ce qui est beau en fait de lois et de genres de vie ne l’est pas sans doute pour une autre raison que parce qu’il est ou utile ou agréable, ou l’un et l’autre.


POLUS.

Apparemment.


SOCRATE.

N’en est-il point de même de la beauté des sciences ?


POLUS.

Sans contredit ; et c’est bien définir le beau,