Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/334

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du corps qu’il te plaira. N’a-t-on pas quelquefois une maladie d’yeux, qu’on appelle ophtalmie ?


CALLICLÈS.

Qui en doute ?


SOCRATE.

On n’a pas apparemment dans le même temps les yeux sains.


CALLICLÈS.

En aucune manière.


SOCRATE.

Mais quoi ! lorsqu’on est guéri de l’ophtalmie, perd-on la santé des yeux, et est-on enfin privé à-la-fois et de l’un et de l’autre ?


CALLICLÈS.

Non, certes.


SOCRATE.

Car ce serait, je pense, une chose prodigieuse et absurde ; n’est-ce pas ?


CALLICLÈS.

Assurément.


SOCRATE.

Mais, autant qu’il me semble, l’un vient et l’autre s’en va successivement.


CALLICLÈS.

J’en conviens.