Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/36

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devant Hippias, et à tirer vanité de ce que [317d] nous nous adressions à lui, comme amoureux de sa sagesse. — Eh quoi ! lui dis-je, ne faudrait-il point appeler Prodicus et Hippias avec leur compagnie, afin qu’ils nous entendissent ? Je le veux bien, dit Protagoras ; et Callias prenant la parole : Voulez-vous, nous a-t-il dit, que nous préparions des sièges, afin que vous parliez assis ? — Cela nous a paru fort bien pensé, et en même temps, dans l’impatience d’entendre parler des hommes si habiles, nous nous sommes tous mis à transporter les sièges et les bancs auprès d’Hippias, parce qu’il y avait déjà des bancs dans cet endroit. Dans cet intervalle, Callias et Alcibiade [317e] sont revenus, amenant Prodicus qu’ils avaient fait lever, et tous ceux qui étaient avec lui.

Quand nous avons été tous assis, Protagoras, m’adressant la parole, me dit : Socrate, tu peux me dire présentement devant toute cette compagnie ce que tu as déjà commencé à me dire pour ce jeune homme.

[318a] Protagoras, lui ai-je dit, mon début est le même que tout-à-l’heure. Hippocrate, que voici, meurt d’envie d’entrer dans ton école, et il voudrait bien savoir l’avantage qu’il en retirera : voilà tout ce que nous avons à te dire.

Alors Protagoras se tournant vers Hippocrate, Mon cher enfant, lui a-t-il dit, l’avantage que