Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/437

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qui pourtant démontre qu’il n’a pas lu Μυσῶν λεία. Quant à l’expression Μυσῶν λεία, elle est assez claire. Les Mysiens étaient des lâches que tout le monde pillait et maltraitait, et dont le nom était devenu synonyme d’homme de rien. Voyez HEINDORF, p. 256.

Au lieu d’insister davantage sur des détails aussi insignifiants, j’ai préféré citer quelques morceaux du commentaire inédit d’Olympiodore, qui éclairent plusieurs points importants du Gorgias.

La Bibliothèque royale de Paris possède deux manuscrits de ce commentaire, l’un coté 1822, l’autre de l’ancienne bibliothèque de Saint-Germain. C’est d’après ces deux manuscrits que Routh a publié le texte de l’introduction du commentaire d’Olympiodore, le seul morceau qui en soit connu jusqu’ici. Nous en donnerons un long extrait, avec deux autres passages qui nous ont paru d’un assez grand intérêt pour l’intelligence de la mythologie de Platon, ou plutôt des Alexandrins.

Olympiodore commence par défendre Platon d’une contradiction apparente. Platon, qui, dans la République, exile la tragédie et la comédie et toute espèce de drame, présente, dans ses dialogues, sa philosophie sous une forme dramatique. Olympiodore répond que si Platon eût vécu dans la République de Platon, on pourrait lui faire ce reproche ; mais que, dans l’état