Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/569

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que, et on n'y peut méconnaître deux ouvrages du même âge et de la même main, du même penseur et du même artiste. L'Hippias est tout négatif, il est vrai, mais comme beaucoup d'autres dialogues, et même ici une solution positive est à-peu-près indiquée ; la réfutation est rapide, et souvent subtile en apparence, mais toujours solide en réalité ; et la composition, dans sa brièveté, a de la grandeur, une méthode parfaite, et un vif intérêt, puisque dans ce court dialogue se trouvent presque toutes les solutions que la philosophie peut proposer sur la question du beau, successivement présentées dans leur ordre de vraisemblance et d'importance, d'abord une solution purement physique et des exemples au lieu de généralités philosophiques, puis des tentatives d'abstractions tour à tour convaincues d'être incomplètes et de n'atteindre qu'un