Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/617

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actions involontairement, ne les auraient pas commises s'ils n'avaient pas pu les commettre ?

HIPPIAS.

Évidemment.

SOCRATE.

Mais tout ce qu'on peut, c'est par la puissance [296c] qu'on le peut ; car ce n'est pas sans doute par l'impuissance ?

HIPPIAS.

Non, certes.

SOCRATE.

Et tous ceux qui font quelque chose, ont le pouvoir de le faire ?

HIPPIAS.

Oui.

SOCRATE.

Tous les hommes d'ailleurs, à commencer depuis l'enfance, font beaucoup plus de mal que de bien, et commettent des fautes involontairement ?

HIPPIAS.

Cela est vrai.

SOCRATE.

Quoi donc ! dirons-nous qu'une pareille puissance, et tout ce qui est utile pour faire le mal, est quelque chose [296d] de beau ? ou s'en faut-il beaucoup que nous le disions ?