Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/636

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être propre à chacun d'eux séparément ; mais par une beauté commune aux deux, et propre à chacun ; et c'est pour cela que tu accordais que ces plaisirs sont beaux pris conjointement et séparément. J'ai cru en conséquence que s'ils étaient beaux tous les deux, ce ne pouvait être qu'en vertu d'une qualité inhérente à l'un et à l'autre, et non d'une qualité qui manquât à l'un des deux ; et je le crois encore. Dis-moi donc de nouveau : si le plaisir de la vue et celui de l'ouïe [302d] sont beaux pris ensemble et séparément, ce qui les rend beaux n'est-il point commun aux deux et propre à chacun ?

HIPPIAS.

Sans contredit.

SOCRATE.

Sont-ils beaux parce que ce sont des plaisirs, soit qu'on les prenne séparément ou ensemble ? Et à cet égard tous les autres plaisirs ne sont-ils pas aussi beaux que ceux-là, puisque nous avons reconnu, s'il t'en souvient, que ce ne sont pas moins des plaisirs ?

HIPPIAS.

Je m'en souviens.

SOCRATE.

Nous avons dit qu'ils sont beaux parce [302e] qu'ils naissent de la vue et de l'ouïe.