Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/809

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HIPPIAS.

Je ne saurais t'accorder cela, Socrate.

SOCRATE.

Ni moi me l'accorder à moi-même, Hippias. Mais cette conclusion suit nécessairement [376c] du discours précédent. Pour moi, comme je te l'ai dit plus haut, je ne fais qu'errer continuellement en tous sens sur ces objets, et je ne suis jamais constamment du même avis. Mes doutes après tout n'ont rien qui doive surprendre, non plus que ceux de tout autre ignorant. Mais si vous n'avez aucun point fixe, vous autres savans, il est bien triste pour nous de ne pouvoir être délivrés de notre erreur, même en recourant à vous.