Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/814

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dans le genre d’Aristophane, une sorte de mime comme ceux de Sophron, où l’art des sophistes est mis en scène, exposé et développé avec une force comique qui souvent s’élève jusqu’à la haute bouffonnerie des Oiseaux et des Nuées, Le caractère poétique et dramatique y est si frappant qu’il cache tout le reste, et qu’au premier aspect on n’y voit pas autre chose. mais en supposant même que l’Euthydème ne soit qu’une comédie, un examen un peu plus attentif y fait reconnaître aisément un art et des combinaisons qu’il est difficile d’attribuer à un jeune homme. Sans parler du tact supérieur qui retient toujours la verve du poète dans une certaine mesure philosophique, ce dialogue renferme trois ou quatre dialogues distincts, avec des interlocuteurs différens, tour-à-tour suspendus et repris, et fondus si habilement les uns dans les autres, qu’ils se soutiennent