Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/816

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traire, prend pour héros des hommes ordinaires et s’enfonce dans les choses : il épuise la matière ; tout l’art des sophistes est mis à nu ; il vous introduit dans leur arsenal et vous en fait toucher une à une toutes les armes. car il ne faut pas croire que la plupart des sophismes exposés et réfutés dramatiquement dans l’Euthydème, soient de l’invention de Platon ; ils ont un fond historique. A mesure que la connaissance de la sophistique ancienne avancera, nous sommes assurés qu’on retrouvera presque toutes les données qui sont ici employées si librement, et si habilement rassemblées. Déjà même on commence à s’orienter un peu au milieu de cette multitude de sophismes ; on commence à démêler les différentes écoles auxquelles ils sont empruntés. Dionysodore et Euthydème viennent de la grande Grèce, et on reconnaît très bien dans leur