Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/823

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comme l'a voulu Ast, l'Euthydème soit indigne de Platon. En vérité, si l'Euthydème n'appartient pas à Platon, il lui restera bien peu de dialogues. Premièrement le fond de l'Euthydème est, il est vrai, la réfutation de l'argumentation sophistique ; mais sur ce fond se dessinent beaucoup d'autres discussions qui l'enrichissent et l'agrandissent : par exemple, la question du Protagoras et du Menon, si la vertu peut être enseignée ; le souverain bien placé dans la sagesse, pace que sans la sagesse on peut posséder tous les biens, mais sans savoir en faire usage ; toutes les sciences et tous les arts subordonnés aussi à la sagesse ; enfin l'apologie de la philosophie, son indépendance de la mauvaise dialectique et sa suprématie sur la politique et la littérature. Secondement, le sujet propre de l'Euthydème est-il donc sans importance ? Était-il sans importance pour Platon de combattre et de détruire,