Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, III et IV.djvu/908

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SOCRATE.

Cependant ne vois-tu pas que la plupart de ceux [307b] qui se mêlent de ces arts sont ridicules dans tout ce qu'ils font ?

CRITON.

Par Jupiter, tu dis la vérité.

SOCRATE.

Eh bien, pour cela renonceras-tu toi-même à ces occupations et les défendras-tu à ton fils ?

CRITON.

Il me semble que je ferais mal.

SOCRATE.

Ne le fais donc pas, ô Criton ; n'examine point si ceux qui font profession de la philosophie sont bons ou mauvais ; mais regarde la philosophie en elle-même. [307c] Si tu la juges mauvaise, détournes-en non-seulement tes fils, mais tout le reste des hommes ; si tu la trouves bonne, telle qu'elle me paraît à moi-même, toi et tes enfans appliquez-vous-y de toutes vos forces.