Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/481

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L'ÉTRANGER.

Mais aussi quand ces deux manières d’être s’offrent à nous, hors de propos, alors, au contraire, nous trouvons à redire à l’une et à l’autre, et nous leur donnons des noms tout opposés.

LE J. SOCRATE.

Comment ?

L'ÉTRANGER.

En nommant violent et insensé ce qui est trop vif pour la circonstance, trop rapide ou trop rude ; en appelant lâche et engourdi ce qui est trop mou et trop lent ; et, la plupart du temps, ces mêmes défauts, ainsi que les qualités également contraires entre elles, de la force et de la modération, se montrent à nous dans les actes où elles se trouvent, comme des idées ennemies, nées pour se combattre, et qui ne peuvent pas s’associer. Enfin, ceux même qui possèdent ces qualités dans leur âme, nous les verrons divisés entre eux, si nous voulons les suivre.

LE J. SOCRATE.

Où les suivre ?

L'ÉTRANGER.

.

Dans tout ce que nous venons de dire, et dans beaucoup d’autres cas. Car il me semble que suivant leurs sympathies naturelles ils louent