Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/50

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HERMOGÈNE.

Peut-être bien.

SOCRATE.

Voici ce que je soupçonne. Je crois que les anciens habitants de la Grèce ne reconnaissaient d’autres dieux (comme aujourd’hui une grande partie des Barbares) que le soleil, la lune, la terre, les astres et le ciel ; et qu’observant leur mouvement et leur course perpétuelle, ils les auront appelés dieux, θεοί, d’après cette propriété de courir, θεîν ; et que ce nom s’étendit par la suite aux nouvelles divinités qu’ils reconnurent. Ce que je te dis là te semble-t-il probable ?

HERMOGÈNE.

Très probable.

SOCRATE.

Et maintenant de quoi nous occuperons-nous ?

HERMOGÈNE.

Régulièrement, ce doit être des démons, des héros et puis des hommes.

SOCRATE.

Des démons d’abord. Quel peut être le vrai sens de ce nom, Hermogène ? Vois si ma conjecture te paraît juste.

HERMOGÈNE.

Parle.