Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/500

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Page 31. — De même pour la race animale, le nom d’homme ne convient à la progéniture d’un homme qu’autant qu’elle est conforme à son espèce. Bekker, p. 24 : οὐδ᾽ ἂν ἐξ ἀνθρώπου οἶμαι μὴ τὸ ἀνθρώπου ἔκγονον γένηται, ἀλλ᾽ἐὰν τὸ ἔκγονον ἄνθρωπος κλητέος.

Heindorf et Schleiermacher préfèrent à cette leçon celle de H. Étienne : ἄλλο δὲ τὸ ἔκγ. ἄ. κ. Mais d’abord cette dernière leçon n’est dans aucun manuscrit. Ensuite l’ellipse que suppose la leçon authentique, et que Schleiermacher trouve presque intolérable, nous parait, au contraire, fort naturelle et élégante ; ἄλλο δέ serait une redondance qui n’ajouterait rien à μὴ τὸ ἄνθρωπον ἔκγονου.

Page 36, — La preuve de cette inébranlable énergie est dans le long séjour qu’il fit devant Troie. Bekker, p. 28.

Tous les manuscrits donnent : σημεῖον αὐτοῦ ἡ ἐν Τροίᾳ μόνη τοῦ πλήθους τε καὶ καρτερίας. La phrase ainsi écrite, il n’y a pas de construction possible, et πλήθους n’a pas de sens. H. Étienne lit, sans doute sur la seule autorité de la traduction de Ficin : σημεῖον αὐτοῦ τῆς καρτερίας ἡ ἐν Τροίᾳ μονὴ μετὰ τοσούτου πλήθους, et Heindorf adopte cette leçon. Schleiermacher l’a suivie, tout en reconnaissant qu’il serait facile d’en trouver une meilleure sans s’écarter, autant des