Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/528

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analogues. Ainsi, le σεμνὸν καὶ ἄγων νοῦν de Platon rappelle la célèbre phrase du ch. IX : εἴτε γὰρ μηθὲν voιεῖ, τί ἂν εἴη τὸ σεμνόν.. διὰ γὰρ τοῦ νοειῖν τὸ τίμιον αὐτῷ ὑπάρχει. Ici, comme en bien d'autres choses, l'invention et la substance de la pensée appartient à Platon, une forme plus concise à Aristote. Il en faut dire autant des argumens de Platon contre l'immobilité de l'être absolu des Éléates et des Mégariques, argumens qu'Aristote a repris et dirigés contre les Idées platoniciennes.

PAGE 271. — Et ceux encore qui font l'univers tantôt un et tantôt multiple, soit qu'ils distinguent l'unité et l'infini sorti de l'unité, ou bien des élémens finis avec lesquels ils construisent un tout, qu'ils supposent que cette combinaison se renouvelle ou qu'ils la fassent éternelle. BEKKER , p. 203.

Il s'agit ici évidemment d'Héraclite et surtout d'Empédocle, et ce passage se rapporte à celui de la p. 241, où il est parlé des muses d'Ionie et de Sicile.

PAGE 275. — Rechercher si les genres se tiennent en toutes choses de manière à pouvoir se mêler indistinctement les uns avec les autres… BEKKER, p. 206 : καὶ δὴ καὶ διὰ πάντων εἰ συνέχοντα ταῦτα ἐστίν, ὥστε συμμίγνυσθαι δυνατὰ εἶναι.