Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/646

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leur en veuille du mal, ces unions étant attribuées au hasard[1] ?

TIMÉE.

Il nous en souvient.

SOCRATE.

[19a] Et aussi qu’il faut élever les enfants des bons, et reléguer secrètement ceux des méchants dans quelque autre classe de l’État ? Puis, lorsque les uns et les autres sont devenus grands, les examiner, ramener ceux qui en seraient dignes, et, au contraire, envoyer à leur place ceux qui ne mériteraient pas de rester parmi vous[2] ?

TIMÉE.

Oui.

SOCRATE.

Avons-nous résumé toute la discussion d’hier ? Ou bien, mon cher Timée, en avons-nous oublié quelque chose ?

TIMÉE.

[19b] Non ; c’est bien là tout ce qui a été dit.

SOCRATE.

Écoutez maintenant dans quelle disposition d’esprit je me trouve à l’égard de l’État que nous avons décrit. Je suis dans le même sentiment qu’un homme qui, considérant de beaux animaux, soit représentés par la peinture, soit

  1. République, V.
  2. C’est-à-dire dans la classe des guerriers. République, III.