Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/674

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

six parties le mouvement intérieur, il fit sept cercles inégaux, avec des intervalles doubles et triples, trois de chaque espèce, et il assigna à ces cercles des mouvements contraires, dont trois de la même vitesse, les quatre autres inégaux en vitesse, tant entre eux qu’aux trois premiers, mais allant tous ensemble harmonieusement[1].

L’auteur du monde ayant achevé à son gré la composition de l’âme, il construisit au dedans d’elle tout ce qui est corporel, [36e] et rapprochant l’un de l’autre le centre du corps et celui de l’âme, il les unit ensemble ; et l’âme infuse partout, depuis le milieu jusqu’aux extrémités, et enveloppant le monde circulairement, introduisit, en tournant sur elle-même, le divin commencement d’une vie perpétuelle et bien ordonnée pour toute la suite des temps. Le corps du monde est visible ; l’âme est invisible, elle participe de la raison [37a] et de l’harmonie des êtres intelligibles et éternels, et elle est la plus parfaite des choses qu’ait formées l’être parfait. Or, puis qu’elle se compose de la nature du même, de celle du divers et de la substance intermédiaire ; qu’elle est à la fois divisée et unie selon une certaine proportion et qu’elle revient circulairement sur elle-même, il est évident qu’en rencon-

  1. Voyez les notes de la fin du volume.