Page:Platon - Œuvres complètes, Les Belles Lettres, tome II.djvu/237

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NOTICE

��Le l.ysis ressemble au dharmide par sa forme narrative et non simplement dramatique : Socraie est censé raconter son entrelien à un ami, qui n'est pas nomme. Nous avons vu que cette forme de dialogue semble appartenir à la première |>ériode de la carrière de Platon.

Gomme dans le Charniide aussi, le lieu de la scène est une palestre, fréquentée par une nombreuse jeunesse: les 6phcbes et les enfants s'y pressent en foule. Ordinairement, ces deux classes sont séparées ; mais c'est le jour de la fête d'Hermès, patron des gymnases, et ce jour-là elles ont la liberté de se réunir ; de sorte que nous voyons à la fois, dans le Lysis, des éphèbes comme llippothalès et des enfants encore conduits par leurs pédagogues, comme Lvsis et Ménexènc.

Par la vivacité gracieuse des tableaux, par l'harmonie de la composition, le I.ysis rappelle également le (Ihannide^ et la convenance entre le sujet de la di.scussiîn et les person- nages n'y est pas moins étroite : le sujet de l'entrelien, en effet, est la nature de l'amitié, dont Lysir et Méncxèno, enfants tous deux, présentent une agréable image.

Ici enfin, comme dans le dharmidr, la discussion π Hboutit à aucune conclusion ferme et semble purement négative. Mais en réalité, rt plus encore que dans le (Ihnrnàdey elle laisse pressentir des théories ncltemcnl p!al(»iu( irunes.

Revenons sur ces différents |)oiit(

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