Page:Plutarque - Vies, traduction Ricard, 1829, tome 13.djvu/26

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estomac. Il soignait son corps avec une exactitude recherchée, au point qu'il avait chaque jour un nombre réglé de frictions et de promenades. Il parvint, par ce régime, à fortifier son tempérament, à le rendre sain et vigoureux, et capable de supporter les travaux pénibles et les grands combats qu'il eut à soutenir dans la suite. Il abandonna à son frère la maison paternelle, et alla se loger près du mont palatin, afin que ceux qui venaient lui faire la cour n'eussent pas la peine de l'aller chercher si loin ; car, tous les matins, il se présentait à sa porte autant de monde qu'à celles de Crassus et de Pompée, les premiers et les plus honorés des Romains, l'un pour ses richesses, et l'autre pour l'autorité dont il jouissait dans les armées. Cependant Pompée lui-même recherchait Cicéron, dont l'appui lui fut très utile pour augmenter sa gloire et sa puissance.

IX. Quand Cicéron brigua la préture, il avait plusieurs concurrents distingués ; il fut nommé néanmoins le premier de tous : et les jugements qu'il rendit peudant sa magistrature lui firent une grande réputation de droiture et d'équité. Licinius Macer, qui, déjà puissant par lui-même, était encore soutenu de tout le crédit de Crassus, fut accusé de péculat devant Cicéron. Plein de confiance dans son pouvoir et