Page:Poe - Contes inédits traduction William L. Hughes, Hetzel.djvu/171

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IX

LES LUNETTES


Il a été de mode, autrefois, de tourner en ridicule l’idée de l’amour à première vue ; mais ceux qui pensent, aussi bien que ceux qui sentent vivement, ont toujours cru à l’existence des coups de foudre de la passion. Les découvertes modernes, dans ce qu’on pourrait nommer le magnétisme moral, font même présumer que les affections humaines les plus naturelles, et, par conséquent, les plus vives et les plus vraies, sont celles qu’éveille dans le cœur une sorte de sympathie électrique ; en un mot, les chaînes psychiques les plus brillantes et les plus durables sont celles qu’un premier regard a rivées. La confession que je vais faire ajoutera une