Page:Poe - Eureka trad. Baudelaire 1864.djvu/132

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


espèce de réaction ; et ensuite nous serions obligés d’accepter l’idée inadmissible d’une extension infinie de Matière. Sans nous appesantir sur l’impossibilité de cette conception, remarquons que l’extension infinie de la Matière est une idée qui, si elle n’est pas positivement contredite, du moins n’est pas du tout confirmée par les observations télescopiques ; — c’est un point à éclaircir plus tard ; et cette raison empirique qui nous fait croire que la Matière est originellement finie se trouve confirmée d’une manière non empirique. Ainsi, par exemple, en admettant, pour le moment, la possibilité de comprendre l’Espace rempli par les atomes irradiés, c’est-à-dire en admettant, autant que nous le pouvons, que la succession des atomes irradiés n’ait absolument pas de fin, il est suffisamment clair que, même après que la Volonté Divine s’est retirée d’eux et que la tendance à retourner vers l’Unité a eu, d’une manière abstraite, permission de se satisfaire, cette permission aurait été futile et inefficace, sans valeur pratique et sans effet quelconque. Aucune Réaction n’aurait pu avoir lieu ; aucun