Page:Poe - Eureka trad. Baudelaire 1864.djvu/14

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tions que lui, l’étudiant en théologie, considère comme insignifiantes. Je dirai simplement qu’aucun homme d’honneur ne peut m’accuser de la mauvaise foi dont on me suppose ici capable ; d’autant que, ayant d’abord marché, appuyé sur ma seule théorie, jusqu’au point où elle se rencontre, avec celle de Laplace, je reproduis alors complètement la théorie de Laplace, en exprimant ma ferme conviction qu’elle est absolument vraie en tous points. L’espace embrassé par le grand astronome français est à celui embrassé par ma théorie, comme une bulle est à l’océan sur lequel elle flotte, et il ne fait pas, lui, Laplace, la plus légère allusion au principe proposé précédemment, c’est-à-dire au principe de l’Unité pris comme source de tous les êtres, — le principe de la Gravitation n’étant que la Réaction de l’Acte Divin par lequel tous les êtres ont été irradiés de l’Unité. En somme, Laplace n’a pas même