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EUREKA
ou
ESSAI SUR L’UNIVERS
MATÉRIEL ET SPIRITUEL






I


C’est avec une humilité non affectée, — c’est même avec un sentiment d’effroi, — que j’écris la phrase d’ouverture de cet ouvrage ; car de tous les sujets imaginables, celui que j’offre au lecteur est le plus solennel, le plus vaste, le plus difficile, le plus auguste.

Quels termes saurai-je trouver, suffisamment simples dans leur sublimité, — suffisamment sublimes dans leur simplicité, — pour la simple énonciation de mon thème ?