Page:Poe - Eureka trad. Baudelaire 1864.djvu/91

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


complexes ; c’est de l’extrême des conditions que je veux parler maintenant, plutôt que des conditions elles-mêmes. En un mot, n’est-ce pas parce que les atomes étaient, à une certaine époque très-ancienne, quelque chose de plus même qu’un assemblage, — n’est-ce pas parce que, originellement, donc normalement, ils étaient Un, que maintenant, en toutes circonstances, sur tous les points, dans toutes les directions, par tous les modes de rapprochement, dans tous les rapports et à travers toutes les conditions, ils s’efforcent de retourner vers cette unité absolue, indépendante et inconditionnelle ?

Ici, quelqu’un demandera peut-être : « Pourquoi, puisque c’est vers l’Unité que ces atomes s’efforcent de retourner, ne jugeons-nous pas et ne définissons-nous pas l’Attraction une simple tendance générale vers un centre ? — Pourquoi, particulièrement, vos atomes, les atomes que vous nous donnez comme ayant été irradiés d’un centre, ne retournent-ils pas tous à la fois, en ligne droite, vers le point central de leur origine ? »

Je réponds qu’ils le font, ainsi que je le montrerai