Page:Poincaré - Thermodynamique (ed. 1908).djvu/58

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le travail produit est positif et égal à l'aire du cycle. Quand le point figuratif va de A en B, le corps C emprunte une quantité de chaleur à une source que l'on peut supposer à la température de l'isotherme AB ; pour la portion BC, il n'y a pas d'échange de chaleur ; pour la portion CD, le corps C cède une quantité de chaleur que l'on peut supposer absorbée par une source à la température de cette isotherme ; enfin, le long de l'adiabatique DA, le corps C n'emprunte ni ne cède de chaleur.

Décrivons le cycle dans le sens inverse ADCB. Le travail produit, toujours égal en valeur absolue à l'aire du cycle, est alors négatif ; il est donc . Pour les échanges de chaleur, nous n'avons à considérer que les isothermes DC et BA. Quand le point figuratif décrit la première, le corps emprunte une quantité de chaleur et cet emprunt peut être fait à la source froide, puisque sa température est égale à celle que possède le corps pendant cette transformation ; on peut donc dire que, le long de l'isotherme DC, le corps cède une quantité de chaleur à la source froide. Pour des raisons analogues, nous pouvons dire que, pendant la transformation isotherme BA, le corps C emprunte une quantité de chaleur à la source chaude.

Par conséquent, lorsqu'on renverse le sens des transformations, le travail et les quantités de chaleur empruntées ou cédées à chacune des sources change de signe. Le cycle est donc ben réversible.

39.

Toutefois il y a une petite difficulté à admettre qu'une transformation isotherme est réversible. Il ne suffit pas, pour qu'un corps C puisse emprunter de la chaleur à une