Page:Pompery - Quelennou var labour pe gonnidegues an douar, 1851.djvu/3

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


AUX CULTIVATEURS


DE LA COMMUNE DE ROSNOËN ET DU CANTON DU FAOU.

C'est à vous, mes voisins de la commune de Rosnoën, à vous, cultivateurs du canton du Faou, que je dédie ce livre. Ne vous dois je pas, en effet, quelque reconnaissance pour les vives jouissances que vous m'avez fait éprouver en profitant avec tant d’intelligence et d'ardeur des instructions pratiques ou orales que nous vous donnons depuis plusieurs années.

Vous avez adopté les instruments aratoires perfectionnés, abandonné l'ancien mode de culture, en usage parmi vous, pour lui substituer une méthode raisonnée, qui diminue vos labeurs et augmente les produits du sol. Cependant, des hommes qui ne peuvent vous connaître, parce qu'ils n’ont jamais vécu parmi vous, vous accusent de vous complaire dans la routine et d'être rebelles à toute idée de progrès et d’améliorations. Vous continuerez à démentir, par vos judicieuses innovations, ces injustes reproches, et à donner d'utiles exemples aux autres populations agricoles, qui ne tarderont pas à vous suivre dans la carrière féconde que vous leur tracez.