Page:Pompery - Quelennou var labour pe gonnidegues an douar, 1851.djvu/5

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AVANT-PROPOS.

Tout le monde déplore l’état de stagnation dans lequel languit notre agriculture bretonne, abandonnée à l’empire de la routine. On laisse insoucieusement les soins de la production à des cultivateurs ignorants et pauvres ; ceux-ci, abandonnés à eux-mêmes, sans guide et sans direction, suivent, depuis des siècles, les méthodes primitives que leurs pères leur ont transmises de génération en génération.

Cependant, dans ces derniers temps, les gouvernants ont paru comprendre enfin l’importance de l’agriculture, et les savants, qui l’avaient jusqu’ici dédaignée, commencent à s’intéresser à ses progrès et à lui prêter, comme aux autres arts et aux autres industries, le concours de leurs recherches et de leurs lumières.

De nombreux ouvrages d’agronomie ont été publiés depuis quelques années, par des hommes instruits et éclairés, qui sont non-seulement d’habiles théoriciens, mais en même temps des praticiens consommés. Malheureusement, nos cultivateurs, trop peu familiarisés encore avec la