Page:Ponchon - La Muse au cabaret, 1920.djvu/57

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Ah ! les bons cabarets d’autrefois, si plaisants !
Combien je les regrette !
Avec leur peu de bruit, leurs lambris reposants,
Leur lumière discrète.

Las ! aujourd’hui, c’est un vacarme à tout casser,
À se croire à la foire.
Jadis, à la bonne heure, on s’entendait manger,
Et l’on s’écoutait boire.

Nous nous passions fort bien de l’électricité,
Pour faire des orgies ;
On y voyait assez à l’obscure clarté
Qui tombe des bougies.

C’était, et c’est encor pour nous, hommes de bien,
Le premier des systèmes.
Et puis, quand nous voulions de la musique, eh bien.
Nous la faisions nous-mêmes !