Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/10

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Sierra-Moréna quieren carne des hombres. »

Ce n’est pas tout. Le voyageur qui se hasardoit dans cette sauvage contrée, s’y trouvoit, disoit-on, assailli par mille terreurs capables de glacer les plus hardis courages. Il entendoit des voix lamentables se mêler aux sifflemens de la tempête ; des lueurs trompeuses l’égaroient, et des mains invisibles le précipitoient dans des abîmes sans fond.

À la vérité, quelques auberges isolées se trouvoient éparses sur cette route désastreuse ; mais des revenans, plus diables que les cabaretiers eux-mêmes, avoient forcé ces derniers à leur céder la place, et à se retirer dans des pays où leur re-