Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/113

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vous savez assez combien de fois j’ai mis votre conscience en repos, dans les cas où l’honneur sembloit compromis ; aujourd’hui je me vois moi-même obligé de recourir à vos lumières, parce que je crains que mon propre jugement ne se trouve en défaut, ou plutôt qu’il ne soit obscurci par quelque sentiment de partialité. Voici la lettre que m’écrivent les magistrats de Bouillon, dont le témoignage est respectable, bien qu’ils ne soient pas gentilhommes : dites-moi si l’honneur m’oblige à habiter le château de mes pères, où si je dois continuer à servir le roi don Philippe, qui m’a comblé de ses bienfaits, et qui vient dernièrement