Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/137

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de cacher son visage dans son manteau, les deux amans se seroient facilement aperçu que Trivulce les suivoit ; mais ils n’étoient occupés que de leur amour, et ils y songeoient plus qu’à la messe.

» Cependant Trivulce s’étoit assis sur un banc derrière eux ; il entendoit tous leurs discours, et il en nourrisoit sa rage. Un prêtre monta en chaire, et dit : « Mes frères, je suis ici pour publier les bans de Thébaldo et de Nina dei-Gieraci : quelqu’un fait-il opposition à leur mariage ? »

— » J’y fais opposition ! » s’écria Trivulce, et en même temps il donna vingt coups de poignard aux deux amans. — On voulut l’arrêter ; mais