Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/202

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let. Mon père, surpris, demanda ce qu’elle fesoit ? Ma mère lui raconta toute l’histoire de sa sœur, et comme son mari avoit eu la complaisance de la suivre en habit de livrée. — Mon père l’assura qu’il n’auroit jamais cette complaisance. Mais le dimanche suivant, il donna une once d’or à un laquais de louage qui suivit ma mère à l’église, où elle joua un rôle encore plus beau que madame Lunardo n’avoit fait le dimanche précédent.

Ce même jour, tout de suite après la messe, Monaldi vint chez mon père et lui tint ce discours : w Mon cher Zoto, je suis informé de la rivalité d’extravagances qui existe entre votre femme et sa sœur. Si vous n’y remédiez, vous serez malheu-