Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/209

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et ils y trouvèrent pour convives, le bariget et le confesseur des prisonniers. Mon père étoit un peu ému, ainsi qu’on l’est d’ordinaire, après un premier assassinat. L’ecclésiastique remarquant son trouble, lui dit : « Monsieur Zoto, point de tristesse, les messes de la cathédrale sont à douze taris la pièce. On dit que le marquis Feltri a été assassiné, faites dire une vingtaine de messes pour le repos de son âme, et l’on vous donnera, par dessus le marché, une absolution générale ». — Après cela, il ne fut plus question de ce qui s’étoit passé, et le souper fut assez gai.

» Le lendemain, Monaldi vint chez mon père, et le complimenta sur la