Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/225

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épaule ; sa ceinture étoient en glands et cordon d’or, et son petit sabre, enrichi de pierreries. Enfin, il avoit à la main un livre de prières, garni en or.

» Je fus si émerveillé de voir un si bel habit à un garçon de mon âge, que ne sachant trop ce que je faisois, j’allai à lui, et lui offris deux châtaignes que j’avois à la main ; mais l’indigne garnement, au lieu de répondre à la petite amitié que je lui faisois, me donna de son livre de prières par le nez, et cela de toute la force de son bras : j’eus l’œil gauche presque poché ; et un fermoir du livre étant entré dans une de mes narines, la déchira de façon que je fûs en un instant couvert de