Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/240

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rer que je ne serois pas refusé. Il ne se trompa point ; Lettereo fut même sensible à cette marque de confiance. Il promit à mon père que mon noviciat seroit moins rude que ne l’est ordinairement celui d’un mousse de vaisseau ; et il l’assura que puisque j’avois été ramoneur, il ne me faudroit pas deux jours pour apprendre à monter dans les manœuvres.

» Pour moi j’étois enchanté, car mon nouvel état me paroissoit plus noble que celui de gratter les cheminées. J’embrassai mon père et mes frères, et pris gaîment, avec Lettereo, le chemin de son navire. Lorsque nous fumes à bord, le patron rassembla son équipage, com-