Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/264

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poche et l’enfonça dans le cœur du jeune prince. Je crois qu’à sa place tout homme d’honneur en eut fait autant. Testa-Lunga, après avoir fait ce coup, se retira dans une église, où il resta jusqu’à la nuit ; mais jugeant qu’il lui falloit prendre d’autres mesures pour l’avenir, il forma la résolution de joindre quelques bandits qui s’étoient, depuis peu, réfugiés sur le sommet de l’Etna. Il y alla, et les Bandits le reconnurent pour leur chef.

L’Etna avoit alors vomi une prodigieuse quantité de laves ; et ce fut au milieu de ces torrens enflammés que Testa-Lunga fortifia sa troupe dans des repaires, dont les chemins n’étoient connus que de lui. Lors-