Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/266

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
( 92 )

faisoit tout payer au double ; si bien qu’il devînt, en peu de temps, l’idole du peuple des deux Siciles.

Je vous ai déjà dit que plusieurs bandits de la troupe de mon père avoient été joindre Testa-Lunga, qui, pendant quelques années, se tint au midi de l’Etna, pour faire des courses dans le Val di Noto et le Val di Mazara. Mais à l’époque dont je vous parle ; c’est-à-dire, lorsque j’eus atteint quinze ans, la troupe revint au Val Dunoni ; et un beau jour, nous les vîmes arriver à la ferme des Moines.

» Tout ce que vous pouvez imaginer de leste et de brillant, n’approcheroit pas encore des hommes de Testa-Lunga : des habits de Mi-