Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/293

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terrain ; et la lune qui étoit dans son plein, me fit voir que Pascheco m’avoit réellement servi de guide.

Nous fîmes encore quelques pas dans la campagne. Pascheco sembla succomber à ses douleurs, et se roula dans la poussière. Un autre homme parut et me fît signe de le suivre. Il marchait à grands pas ; et autant que je pouvois le distinguer, au clair de la lune, il n’avoit pas meilleure mine que le démoniaque. D’ailleurs son vêtement avoit quelque chose d’extraordinaire ; et il portoit un bandeau sur le front.

Nous arrivâmes sur le sommet d’une montagne. Mon guide s’arrêta, et me dit : « Reste ici jusqu’au jour. Lorsque le soleil sera levé, tu